Accélérer le chargement des pages - Firefox

Dans Firefox, vous pouvez accélérer le chargement des pages en activant le mode pipeling. Les échanges inutiles d'informations entre votre navigateur et les sites Web seront ainsi évités.

1. Dans Firefox, saisissez la commande about:config dans la barre d'adresses puis pressez la touche Entrée.


2. Dans le champ Filtre, saisissez pipelin


3. Double cliquez sur l'option network.http.pipelining afin de passer sa valeur à True.


4. Faites de même pour l'option network.http.proxy.pipelining.

5. Double cliquez ensuite sur l'option network.http.pipelining.maxrequests puis fixez la valeur à 100 dans la boite de dialogue qui apparaît. Cliquez sur Ok.


Choisir les logiciels à exécuter au démarrage - Windows toutes versions

Pour empêcher le lancement d'un logiciel superflu au démarrage de Windows, vous avez à votre disposition Msconfig, l'utilitaire de configuration du système intégré à Windows.

1. Cliquez sur le bouton Démarrer, saisissez la commande msconfig et validez par Entrée


2. Ouvrez l'onglet Démarrage


3. La liste de tous les programmes exécutés au démarrage s'affiche. Décochez alors les cases devant les logiciels à désactiver. 


4. Cliquez sur OK. 


5. En cas d'erreur, vous pouvez facilement retrouver l'exécution automatique de ce logiciel en cochant de nouveau sa case dans msconfig. 


Stopper un arrêt du système - Windows toutes versions

Vous avez lancé un arrêt de Windows suite à l'installation d'un logiciel, d'une mise à jour ou bien manuellement en passant par le menu Démarrer, Arrêter. Si vous faites vite, vous pouvez annuler cet arrêt et finir ce que vous étiez en train de faire.

1. Cliquez sur le bouton Démarrer et saisissez rapidement la commande shutdown /a

 
2. Validez en pressant simultanément sur les touches Ctrl, Maj et Entrée afin d'exécuter la commande avec les droits d'administration.  

3. Toutes les demandes d'arrêt de Windows sont alors interrompues. Vous pouvez utiliser Windows normalement.

Forcer l'arrêt des logiciels récalcitrants - Windows toutes versions

Comme pour les services, Windows laisse 20 secondes aux logiciels pour s'arrêter. Vous pouvez réduire cette valeur à 2 secondes par exemple afin de forcer l'arrêt des logiciels récalcitrants plus rapidement.

1. Déroulez le menu
Démarrer. Dans la zone de recherche, saisissez la commande regedit puis validez par Entrée


2. Dans la fenêtre de l'éditeur du Registre qui s'affiche, déroulez la clé HKEY_CURRENT_USER, Control Panel, Desktop


3. Cliquez sur le menu Edition, sur Nouveau, puis sur Valeur chaîne


4. Nommez la nouvelle valeur WaitToKillAppTimeout. Double cliquez ensuite dessus. 


5. Saisissez le nombre 2000 (en millisecondes, soit 2 secondes) dans la zone de texte Données de la valeur. Validez par OK


6. Fermez enfin l'éditeur du Registre, puis redémarrez votre ordinateur pour appliquer les modifications.

Vivre plus longtemps grâce à une cure d’acides aminés ?

Certains suppléments alimentaires auraient une action sur le prolongement de la durée de vie. Cela a été démontré chez les souris, mais pourquoi ne pas imaginer un tel bénéfice sur les humains ?
 
Selon une précédente étude, la longévité serait contrôlée par nos gènes. Mais de nouveaux travaux viennent de montrer que l’alimentation est également un facteur très important. Nous savons tous que manger gras, sucré ou salé est mauvais pour notre organisme, favorisant les maladies cardiovasculaires ou le diabète. Nous savons également que les fruits et légumes qui contiennent des antioxydants sont de bons atouts contre le cancer. Mais au sein d’une alimentation déjà équilibrée, l’ajout d’un certain type de suppléments alimentaires permettrait, selon un article publié dans le journal Cell metabolism, de prolonger significativement la vie. 

Ce phénomène avait déjà été démontré chez les levures l’année dernière. Mais ces organismes unicellulaires, bien moins complexes que les animaux à quatre pattes, ne peuvent pas être atteints de problèmes cardiaques ou de cancers… Il est donc toujours plus convainquant de confirmer les résultats sur un organisme plus proche de l’humain : la souris. 

C’est ce qu'ont fait des chercheurs italiens de l’université de Pavie, de Milan et de Brescia.
Les suppléments alimentaires en question sont des acides aminés, les briques qui constituent nos protéines. Parmi la vingtaine d’acides aminés, trois d’entre eux ont été sélectionnés :
  • la valine ;
  • la leucine ;
  • l’isoleucine.
Ils ont pour point commun d’être des acides aminés essentiels, c'est-à-dire qu’ils ne sont pas synthétisés par l’organisme et doivent donc être apportés par la nourriture. De plus, ils sont ce que l’on appelle des acides aminés branchés (BCAA pour branched-chain amino acid), car ils possèdent un atome de carbone relié à deux autres atomes de carbone sur leur chaîne latérale. 

 
Les trois acides aminés branchés (BCAA) : leucine, valine et isoleucine (de gauche à droite). © DR

Les souris de l’étude ont été nourries de manière saine, en utilisant la nourriture habituelle donnée aux rongeurs. Toutes les souris inclues dans l’étude étaient des mâles adultes en pleine santé. La comparaison a alors été effectuée entre des souris buvant quotidiennement de l’eau normale et celles buvant de l’eau dans laquelle le trio d’acides aminés a été dissous (à raison de 1,5 milligramme par gramme de poids corporel et par jour). 

Prolongement de la durée de vie de 12 %:
 
Le premier constat est que les souris à la nourriture enrichie ont une durée de vie médiane de 869 jours contre 774 pour les souris non traitées, soit une augmentation de 12 % de la durée de vie. Mais les chercheurs ont voulu comprendre le processus impliqué dans ce phénomène en analysant les souris à l’échelle moléculaire. 

Ils ont tout d’abord remarqué une augmentation de la biogenèse mitochondriale (impliquée dans la production d’énergie) et de l’expression de la protéine SIRT1 (connue pour son action antivieillissement et contre la maladie d'Alzheimer) dans les muscles squelettiques et cardiaques, mais pas dans le foie ni dans les tissus adipeux. Ces phénomènes étaient accompagnés d’une endurance physique améliorée. 

De plus, les systèmes de défense contre le stress oxydatif (la voie NOS) étaient aussi plus actifs, si bien que la production des dangereux dérivés réactifs de l’oxygène (ROS) était diminuée. Des souris génétiquement modifiées et affectées dans la voie NOS ne bénéficiaient que très peu du supplément alimentaire. L’action anti-âge apportée par BCAA est donc régie au moins en partie par la voie NOS. 

D’après les scientifiques, la consommation de protéines qui contiennent ces acides aminés n’est pas équivalente à la consommation des acides aminés, car ils peuvent directement passer dans le sang sans être digérés. Un traitement basé sur ces trois acides aminés (déjà utilisés par certains sportifs pour améliorer leurs performances) pourrait être bénéfique, essentiellement pour les personnes âgées ou pour celles souffrant de déficits énergétiques. Toutefois, cela nécessite au préalable une étude clinique à grande échelle pour mettre en évidence des risques potentiels.

Les souris ayant consommé les BCAA ont survécu plus longtemps et dans une meilleure condition physique. © Aaron Logan / Licence Creative Commons 

Par Claire Peltier, Futura-Sciences

Planck a découvert un super-amas de galaxies

Les membres de la collaboration Planck ont annoncé avoir découvert un super-amas de galaxies trahissant sa présence par son interaction avec le rayonnement fossile. Des observations de ce genre donneront de précieux renseignements sur la formation des grandes structures de l’univers et le rôle de la matière noire.
 
Il faudra attendre décembre 2012 avant que ne soient publiées les premières analyses portant sur les images du rayonnement de fond diffus, observées par le satellite européen Planck. Mais l’ESA a déjà fourni il y a quelque temps des images brutes de Planck, inutilisables pour préciser les paramètres cosmologiques mais montrant clairement une partie du rayonnement associé aux poussières de la Voie lactée

Il y a quelques semaines, les astrophysiciens et cosmologistes de la collaboration Planck ont tout de même rendu publiques quelques-unes des observations astrophysiques livrées par le satellite. Il s’agit tout d’abord d’observations menées au niveau des amas de galaxies, et surtout de la découverte d’un super-amas inconnu jusqu’ici. 

Dans les deux cas, c’est une illustration d'un célèbre effet découvert par deux grands cosmologistes russes, d’abord théoriquement à la fin des années 1960, et ensuite observé pour la première fois en 1983. Il s’agit de l'effet Sunyaev-Zel'dovich (SZ). 

On ne présente plus Yakov Borisovich Zel'dovich, dont les contributions dans des domaines aussi divers que l'adsorption et la catalyse, les ondes de chocs, la physique nucléaire, la physique des particules, l'astrophysique, la cosmologie et la relativité générale, sont innombrables. 

D’ailleurs Stephen Hawking lui avait avoué lors de son premier voyage en ex-URSS : « Avant de vous avoir rencontré, je pensais que vous étiez un auteur collectif, comme Bourbaki ». Rashid Alievitch Sunyaev, lui, a été l’un des collaborateurs de Zel’dovich et il s’est vu attribuer récemment le célèbre prix Crafoord

Qu'est-ce que l'effet Sunyaev-Zel'dovich ?

 
Sur ce schéma montrant en ordonnée l'intensité (Intensity) du rayonnement de fond diffus en fonction de sa fréquence (Frequency) et de sa longueur d'onde (Wavelength) en abscisse, on voit clairement l'influence de l'effet Sunyaev-Zel'dovich. La courbe initiale de corps noir du rayonnement fossile est distordue et déplacée vers les hautes fréquences, pour donner l'intensité du rayonnement de fond diffus en traits pleins. © Annu. Rev. Astron. Astrophys.

Les deux chercheurs ont compris qu’un gaz d’électrons chauds, comme il en existe dans bien des situations astrophysiques, devait faire subir un effet Compton inverse aux photons du rayonnement fossile. On sait que celui-ci possède un spectre de corps noir, caractérisé par une relation précise entre la fréquence et l'intensité du rayonnement. 

En subissant des collisions (effet Compton) avec les électrons énergétiques d’un plasma chaud, les photons sont portés à des énergies plus élevées, ce qui se traduit par un déficit de photons de basses énergies pour le spectre du rayonnement fossile, mais corrélativement par un excès de photons à plus hautes énergies. La courbe du spectre du corps noir du rayonnement de fond diffus apparaît donc comme distordue et décalée vers les hautes fréquences, comme le montre le schéma ci-dessus. 

 
L'amas de galaxies de Coma. © Digitized Sky Survey

Il se trouve qu’il existe bel et bien des gaz d’électrons chauds, portés à des températures de plusieurs millions de kelvins, dans les amas de galaxies. Ce gaz rayonne copieusement dans le domaine des rayons X, rendant possible la détection des amas de galaxies à l’échelle cosmologique. Cela a été fait par des satellites comme Rosat, Chandra et XMM Newton. On peut d'ailleurs détecter ainsi la présence d'une forte composante de matière noire dans un amas. Sans elle et la gravité qu'elle génère, le gaz de matière normale se serait échappé. 

 
L'amas proche de Coma, bien étudié, est très chaud. Il présente une émission forte dans le domaine des rayons X, observée avec le satellite Rosat. © ESA, Planck HFI LFI consortia, Rosat

Un outil pour la cosmologie:

L’effet SZ a donc été observé au niveau des amas de galaxies et il se trouve qu’il peut servir à observer leur distribution à grandes distances et à évaluer différents paramètres cosmologiques, comme la constante de Hubble, la densité de matière dans l’univers observable, etc. 

 
Sur cette image composite multifréquences obtenue avec Planck, on voit un effet SZ fort avec l'amas de Coma. © ESA, Planck HFI & LFI consortia, Rosat

Avec son extraordinaire capacité à observer et mesurer le rayonnement fossile, le satellite Planck est un outil tout désigné pour détecter des amas de galaxies avec l’effet SZ, et c’est bien ce qu’il a fait. Toutefois, pour éviter des méprises, il a fallu confirmer les candidats amas par des comparaisons avec des catalogues précédemment établis par le satellite Rosat. Dans le cas où ces candidats n’y figuraient pas, les chercheurs ont utilisé le satellite XMM Newton ; ils ont ainsi découvert un nouveau super-amas de galaxies, composé d’au moins trois amas massifs. 

 
Sur cette image composite multifréquences, on voit le super-amas de galaxies découvert par Planck (la couleur rouge signifiant un excès d'émission dû à l'effet Sunyaev-Zel'dovich dans le domaine des ondes submillimétriques). La taille de l'image est d'environ 15 x 15 minutes d'arc sur le ciel, la moitié de la taille de la Lune. © ESA, Planck HFI LFI consortia, XMM-Newton

Une clé pour comprendre la formation et l'évolution des amas et super-amas de galaxies:

Selon l’astrophysicienne Nabila Aghanim, de l'institut d'astrophysique spatiale d'Orsay : « C’est la première fois qu’un super-amas est découvert par effet SZ. Cette découverte importante ouvre une nouvelle fenêtre sur l’étude des super-amas, elle est complémentaire de l’observation des galaxies qui les composent et des effets de lentilles gravitationnels qu’ils induisent. Nous pourrons ainsi mesurer la quantité de matière noire présente dans ces structures ». 

Et sa collègue Monique Arnaud du IRFU-SAp ajoute même : « Des observations plus détaillées de ces amas et super-amas, à la fois via l’effet SZ ou l’émission en X, ainsi que d’autres observations à des longueurs d’onde complémentaires, vont jeter une nouvelle lumière sur les processus physiques à l’œuvre au sein des amas de galaxies et nous permettront de préciser les relations entre galaxies, gaz et matière noire dans ces objets exceptionnels ». 

 
Sur cette image, le super-amas découvert par Planck est bien visible dans le domaine des rayons X. Elle a été obtenue avec le satellite XMM-Newton. Les contours blancs indiquent les régions où l'émission en rayons X est de même intensité, ceux-ci sont reportés sur l'image précédente de Planck.

Les cosmologistes vont donc continuer à chercher des amas de galaxies avec Planck, afin de constituer un catalogue permettant de faire des statistiques, car comme le précise Dominique Yvon de l'IRFU/SPP : « Un seul amas de galaxie ne permet pas de comprendre le scénario de la formation des grandes structures de matières de notre univers. Pour cela, il est indispensable de connaître les abondances d’amas de galaxies en fonction de leur masse et de leur distance – la distance étant directement associée au temps dans l'histoire de l'Univers ».

Une vue d'artiste du satellite Planck. © Esa, ESO, STECF, Wolfram Freudling-Esa / AOES Medialab
 
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

Revue, le boîtier Google TV de Logitech

Après l'annonce du service Google TV, Logitech vient de montrer son boîtier, baptisé Revue. Connecté à un téléviseur, il y affiche des applications variées, notamment via Internet, que l'on pilote grâce à un clavier sans fil.
 
La société suisse Logitech, spécialisée dans les périphériques informatiques, a présenté le boîtier dédié à la plateforme Google TV que le géant du Web lancera aux États-Unis dès cet automne. Appelé Revue, cet appareil permettant de transformer son téléviseur en véritable ordinateur sera proposé au prix de 300 dollars et associé à plusieurs accessoires (clavier, webcam, etc.). 

Google TV est en effet sur le point de voir le jour dans les salons américains. Après une première annonce en septembre dernier, fixant le lancement de cette plateforme à l'automne 2010 pour les États-Unis (2011 en Europe) et l'ouverture du site Google TV, c'est aujourd'hui l'accessoire phare de ce projet qui est présenté par Logitech. Il devrait être commercialisé dès le mois d'octobre aux États-Unis. 

Le boîtier Revue est un appareil à connecter au téléviseur. Il s'intercale entre l'écran et un décodeur (box ADSL ou câble) et se relie au réseau Internet. Il permet ainsi d'accéder, directement sur l'écran de son téléviseur, à de nombreux services en ligne pour visionner des vidéos sur YouTube, des galeries de photos, écouter la radio, télécharger de la musique ou des applications Android. Un moteur de recherche permettra de retrouver rapidement des programmes dans la grille des chaînes TV. 
 
Le mini-clavier en option, moins encombrant que le grand modèle livré en standard.

Près de 420 euros en version complète:
 
Pour 299 dollars (215 euros), cette Revue sera accompagnée d'un clavier (sans fil) doté d'un pavé tactile, pour saisir un message ou entrer une requête sur un moteur de recherche. En option, Logitech proposera un mini-clavier (130 dollars, 93 euros), ainsi qu'une webcam HD (150 dollars, 107 euros) pour la visioconférence et les appels vidéo (il n'y a aucune webcam dans la version de base). 

Logitech fournira également une application de sa célèbre télécommande universelle Harmony, disponible sur les terminaux tournant sous Android ou iOS (iPhone, iPad et iPod Touch).
Après Logitech, c'est Sony qui devrait dévoiler, dans les prochaines semaines, ses téléviseurs compatibles avec les services de Google TV.

Source : Relaxnews

Cancer du sein : les hommes aussi sont touchés

Une étude montre que la majorité des hommes ne savent pas qu’ils peuvent être atteints d’un cancer du sein. Et pourtant, près d’un cancer du sein sur 100 touche un homme, et le diagnostic est souvent posé tardivement. Cet « octobre rose » offre l’opportunité d’en parler.
La lutte contre le cancer du sein est une cause essentiellement féminine : course en talons hauts, octobre rose (la couleur typiquement réservée aux filles), les campagnes de dépistage organisé pour les femmes… Et personne ne parle du cancer du sein chez les hommes. En cet octobre rose, il est important de soulever le tabou. 

Sur 100 personnes atteintes d’un cancer du sein, 99 sont des femmes… donc une personne est un homme. Sachant que 1,3 million de femmes ayant un cancer du sein sont diagnostiquées chaque année dans le monde, le calcul est rapide. En France, cela représente environ 500 hommes tous les ans. Considéré comme rare, le cancer du sein chez l’homme est néanmoins une maladie réelle, qui doit être prise en compte par le grand public, mais surtout par les médecins généralistes. 
Sur 100 personnes atteintes du cancer du sein, 1 est un homme. Le plus souvent diagnostiquée entre 60 et 70 ans, la maladie peut être traitée de la même manière que chez la femme. © hiro008 / Licence Creative Commons

Dans la revue American Journal of Nursing, Eileen Thomas de l'université du Colorado, a notamment voulu analyser les connaissances de la maladie chez l’homme, par les hommes. À ce propos, elle a questionné 28 hommes âgés de 30 à 60 ans, n’ayant pas été eux-mêmes touchés par la maladie, mais ayant eu une parente féminine atteinte d’un cancer du sein. 

Eileen Thomas a observé que 79 % d'entre eux n’avaient pas conscience qu’un homme pouvait être atteint de la maladie. Bien qu’ils aient des risques accrus de développer la maladie dus aux antécédents familiaux, ils ont avoué n’en avoir jamais discuté avec leur médecin généraliste. De plus, selon 43 % d’entre eux, être atteint de la maladie porterait atteinte à leur masculinité. 

Un diagnostic souvent tardif:

Ces résultats contribuent à expliquer le diagnostic souvent tardif du cancer du sein chez les hommes, et donc à un stade déjà plus avancé (en moyenne à 65 ans contre 61 ans chez les femmes, mais des cas de 5 à 93 ans ont été rapportés). Au stade équivalent de la maladie, le taux de survie est le même, mais le taux de mortalité est plus élevé chez les hommes, à cause du diagnostic tardif. Étant donné le peu de tissus mammaires chez l’homme, une tumeur est plus facilement décelable, mais elle envahit aussi plus rapidement les tissus alentours. 

 
D'après le National cancer institute, les facteurs de risques sont des expositions à des radiations, une maladie augmentant le niveau d’œstrogènes (comme la cirrhose ou le syndrome de Klinefelter qui correspond à la présence de 3 chromosomes sexuels, deux X et un Y), ou des antécédents familiaux de cancers du sein, surtout ceux qui possèdent une version altérée de la protéine BRCA2 (5 à 10 % des cas de cancer du sein). 

La plupart des cancers du sein diagnostiqués chez l’homme (80 %) sont des carcinomes canalaires infiltrant, le type également le plus courant chez la femme. Toutefois, une forme de cancer féminin n’a jamais été retrouvée chez l’homme (carcinome lobulaire in situ). Les traitements sont néanmoins équivalents à ceux des femmes, à savoir la chirurgie (souvent plus invasive), la chimiothérapie, l’hormonothérapie et la radiothérapie

Le cancer du sein chez l'homme existe donc réellement et ne remet pas en cause la virilité. En cas de doute, parlez-en à votre médecin.

Par Claire Peltier, Futura-Sciences
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