Eaux profondes et anciennes vues de l'espace

Le lac Malawi est au cœur de cette image prise par le satellite Envisat. Il s’agit du plus méridional des grands lacs de la Vallée du Grand Rift, impressionnant système de failles qui prend naissance au bord de la Mer Rouge et s’étire à travers l’Afrique de l’Est.



Egalement connu sous le nom de lac Nyassa, le lac Malawi est le troisième plus grand lac d’Afrique. Il recouvre un cinquième du territoire du Malawi (qui s’étend le long des rives ouest et sud du lac) et forme une frontière naturelle avec la Tanzanie (en haut à droite) et le Mozambique (en bas à droite). L’essentiel des terres visibles à gauche appartiennent à la Zambie.

Faisant partie de la petite vingtaine de lacs les plus anciens de la Terre, le lac Malawi est également très profond (jusqu’à 750 m). Ces eaux isolées ont offert depuis fort longtemps et de manière ininterrompue un cadre au développement de centaines d’espèces endémiques de poissons dont beaucoup font aujourd’hui le bonheur des aquariophiles.

Le Parc National du Lac Malawi (à la pointe sud du lac) a été porté à la liste des sites du Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’Unesco en 1984, son importance pour l’étude de l’évolution des espèces étant considérée comparable à celle des fringillidés des îles Galápagos.

Cette image a été prise par la camera MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer) d’Envisat le 12 octobre 2010, avec une résolution au sol de 300 m.
Source et illustration: ESA

Walkman cassette: le début de la fin d’un produit emblématique

Le groupe japonais Sony annonce arrêter la vente du walkman à cassette au Japon. Produit emblématique de plusieurs générations, les derniers appareils seront vendus avec l’épuisement des derniers stocks. Fabriqué en Chine, le walkman à cassette restera néanmoins commercialisé à l’étranger, mais pour encore combien de temps ?

Le walkman cassette de Sony ne sera désormais plus commercialisé au Japon.

Finalement, le numérique aura eu raison de l’innovation analogique portatif de Sony, après tout de même 31 ans et 220 millions d’appareils vendus dans le monde. Il fut peu à peu remplacé par le Discman, puis le Mini-Disc et surtout les lecteurs MP3. Et c’est finalement à l’heure où les téléphones portables font de plus en plus office de lecteurs MP3 que le début de la fin du walkman à cassette a sonné. 
Illustration: Sony

Un cadeau de l’ère glaciaire vu de l'espace

Montagnes, glaciers et champs de glaces de l’Alaska méridionale et de la Colombie Britannique, au Canada, sont au menu de cette image prise par le satellite Envisat.



Le climat et la topographie de cette région au cours de ces 12,5 derniers millions d’années ont été favorables aux glaciers. Au cours de l’ère glaciaire une vaste calotte de glace recouvrait la région. Quand la température est devenue plus clémente, une période interglaciaire s’en est suivie.

Les montagnes côtières et le climat maritime de cette région en font un site idéal pour la glaciation, si bien qu’on y trouve aujourd’hui des glaciers parmi les plus spectaculaires et les plus longs de la
planète.

Le glacier Hubbard (en bas au centre) est le plus grand glacier côtier d’Amérique du
Nord. Il trouve son origine dans le Yukon canadien et traverse la frontière avec l’Alaska pour aboutir à l’océan dans Disenchantment Bay, à l’embouchure de la baie de Yakutat.

En forme de pancake, le glacier de Malaspina se situe à l’Ouest de la Baie de Yakutat. Sa forme particulière est due à des glaciers venus de vallées pentues se déversant dans une plaine relativement plate où ils s’étalent. Ce type de glacier est dit "de piémont".


Couvrant près de 4 000 km2, le glacier de Malaspina est le plus grand glacier de piémont au monde. Il est tellement grand qu’on ne peut le voir dans son entier que depuis l’espace. A l’ouest du Malaspina se trouve le plus grand et le plus long des glaciers nord-américains, le glacier de Béring, qui couvre 5 200 km2 et s’étire sur plus de 200 km de long.


Les monts Chugach, qui contiennent la plus grande concentration de glaces de l’Etat, s’étirent le long de la côte au-dessus des glaciers de Malsapina et de Béring. Quand il fait chaud, de l’air humide en provenance du Pacifique se heurte aux températures plus froides de cette chaine, entrainant les plus spectaculaires chutes de neige d’Alaska.


La majorité des zones enneigées à gauche du glacier Hubbard appartiennent au Parc national Wrangell-St. Elias. Le Parc National de Kluane, qui abrite les plus grands champs de glace non polaires, est immédiatement au-dessus du glacier.


La tache blanche la plus à l’Est sur la côte est le Parc de Glacier Bay. Niché entre Kluan et Glacier Bay se trouve le Parc de Tatshenshini-Alsek, qui abrite un magnifique réseau de rivières.

Source et illustration: ESA

Les caténaires des trains pour transporter de l'électricité d'origine renouvelable

Le gouvernement fédéral allemand étudie la possibilité d'utiliser et d'agrandir le réseau d'alimentation de la Deutsche Bahn (équivalent allemand de la SNCF) pour transporter l'électricité produite par des éoliennes. Une commission interdisciplinaire étudie actuellement différentes solutions. Un porte-parole de Peter Ramsauer, Ministre fédéral des transports, a annoncé que ce pourrait être un projet tout à fait adapté pour maîtriser les problèmes d'acheminement de l'énergie éolienne, fluctuante. Rüdiger Grube, PDG de la Deutsche Bahn, s'est dit ouvert à de telles propositions.

Parc éolien.
Le Gouvernement fédéral a annoncé pour fin 2011 un plan de développement du réseau électrique pour l'horizon 2020. La construction de lignes à haute tension est pour l'instant très inférieure aux prévisions, notamment en raison d'un nombre croissant d'initiatives citoyennes contre ces projets. C'est pourquoi est étudiée la possibilité de surélever certaines lignes surplombant les voies ferrées à une hauteur de 15 mètres, pour libérer de l'espace et installer de nouveaux câbles à courant continu d'une capacité maximale de 500 kV.

La Fédération allemande des industries de l'énergie et de l'
eau (BDEW) estime les investissements nécessaires pour le développement des réseaux électriques d'ici 2020 à 40 milliards d'euros. D'après un papier interne de la Deutsche Bahn, la mise à niveau des voies électriques du réseau ferré devrait être réalisable pour un coût d'environ 2,5 milliards d'euros.
 
Source: BE Allemagne numéro 501 (21/10/2010) - Ambassade de France en Allemagne / 
Illustration: Techno-Science.net

Top départ pour l'Institut Européen du Lymphome (ELI)

L'Institut Européen du Lymphome est né. Il réunit les meilleurs spécialistes européens du lymphome. Ce cancer hétérogène est en plein développement et une meilleure connaissance permettrait d'augmenter considérablement l'espérance de vie des patients. La création de l'Institut Européen du Lymphome s'appuie sur l'efficacité du modèle de recherche clinique de transfert mis en oeuvre à Lyon par les acteurs du GELA (Groupe d'Etude des Lymphomes de l'Adulte) et le GELARC (GELA-recherche clinique) et dont les avancées ont une notoriété mondiale. Il est financé à hauteur de 450 000 € par le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (CLARA). Ce soutien décisif s'inscrit dans la stratégie du CLARA de constituer une masse critique élevée de compétences cliniques et académiques pour favoriser une recherche de transfert efficace et contribuer à une visibilité internationale.

Pourquoi le lymphome ?

Les lymphomes, également connus sous le nom de cancer des ganglions, sont des cancers qui se développent à partir des lymphocytes, cellules contribuant à notre défense immunitaire. Au 6éme rang des types de cancer en Europe et aux USA, le lymphome connaît actuellement un développement important, environ 12 000 nouveaux cas en France chaque année. Il touche toutes les classes d'âge et présente une hétérogénéité de formes dont beaucoup ne sont pas encore classifiées. Chaque forme de lymphome nécessite une stratégie thérapeutique qui lui est propre, d'où l'importance de poser un diagnostic approprié. La connaissance des types de lymphomes et la précision du diagnostic qui en découle ont une incidence directe sur le taux de guérison qui varie de 20% pour certains types rares et difficiles à traiter à 90% pour les lymphomes les plus fréquents. L'amélioration de ces connaissances a souvent eu pour origine des équipes lyonnaises.

Lyon, une notoriété historique et mondiale dans la recherche sur le lymphome

Le service d'hématologie clinique du Centre Hospitalier Lyon-Sud (UMR5239) est à l'origine des compétences lyonnaises sur le lymphome. En 1984, s'est constitué, à Lyon, le Groupe d'Etude des Lymphomes de l'Adulte (GELA). Il s'est enrichi en 2000 de sa propre structure de recherche clinique, le GELA-RC. Ce dernier emploie 75 salariés à forte qualification et a un potentiel de développement important. Les différents intervenants à cette équipe ont permis de nombreuses avancées sur le lymphome. Ils ont acquis une reconnaissance unique et une notoriété mondiale. Ils sont aujourd'hui impliqués dans les efforts internationaux pour standardiser le traitement des lymphomes et organisent régulièrement des conférences internationales.

Accélérer l'amélioration des connaissances sur le lymphome et ouvrir le champ des stratégies thérapeutiques, telles sont les missions que poursuivra le groupe d'étude lyonnais, en synergie avec les meilleurs spécialistes européens.


Une structure de dimension européenne, un double intérêt

Le 30 juin dernier, marquait la réalité de l'Institut Européen du Lymphome et l'engagement des 7 groupes académiques* européens, spécialistes du lymphome, à travailler dans le cadre de l'institut, à la définition d'une stratégie et de standards thérapeutiques communs et à la conduite d'études cliniques. Particulièrement impliqués dans le projet, ces spécialistes voient dans le positionnement européen de l'Institut un double intérêt, directement lié à la nature hétérogène du lymphome et au déficit de connaissance sur cette pathologie. L'élargissement significatif de la cohorte des patients permettra d'une part, de réaliser des études plus représentatives, d'autre part, d'entreprendre de nouvelles études cliniques sur les lymphomes rares, qui aujourd'hui sont exclus du champ de la recherche clinique, en raison d'une masse critique insuffisante au niveau national. Enfin, cette mise en commun des compétences et des ressources au niveau européen sous-tend également la volonté de favoriser l'harmonisation des législations des états membres en matière d'essais cliniques.

Un modèle de recherche innovant en lien avec l'hôpital et l'industrie

L'Institut Européen du Lymphome s'est largement inspiré du modèle organisationnel GELA/GELA-RC qui a fait ses preuves, à savoir un groupe d'experts scientifiques de premier plan et une structure opérationnelle d'essais cliniques dédiée. Ses ressources financières proviennent du secteur public (Institut National du Cancer), d'associations et de l'industrie pharmaceutique. Unique en Europe, ce modèle est reconnu comme étant l'un des plus efficaces. L'Institut Européen du Lymphome proposera un modèle de recherche en lien avec l'hôpital, l'industrie pharmaceutique et le patient, qui intègre pleinement le partenariat public-privé. Par ailleurs, l'Institut assumera des missions d'information et de formation à destination de ses publics respectifs (association, patients, praticiens...).

Le Cancéropôle CLARA acteur mobilisé en faveur d'ELI

Fidèle à son action de coordination des compétences inter-régionales de la recherche en cancérologie et de leur mutualisation autour de programmes opérationnels, le Cancéropôle CLARA est moteur de l'Institut Européen du Lymphome. En accordant à sa création un soutien financier de 450 000 €, le CLARA témoigne d'une double volonté:

- ancrer un modèle de recherche qui permet d'accélérer le transfert des découvertes de laboratoire et les applications médicales au lit du patient et qui associe acteurs des mondes clinique, académique et industriel,


- contribuer au rayonnement international de la recherche en cancérologie de l'inter-région.


D'ici 2013, un bâtiment abritera l'ensemble des acteurs locaux du lymphome. Chaque
pays membre de l'Institut conservera la localisation territoriale de sa structure de recherche clinique dont les axes de travail seront définis par le groupe européen d'experts académiques.

Le budget de fonctionnement est estimé à environ 500 000 € en
phase de démarrage et la construction de la structure d'hébergement de l'ensemble des acteurs synergiques, notamment le Gelarc et le Gela, est de 8 M€.
Le Cancéropôle CLARA alloue un soutien décisif de 450 000 €.


Source:
Communiqué ELI/CLARA
Illustration:
National Cancer Institute/Traduction: Chtit draco

Un réseau électrique vert pour l'Europe en mer du nord

Le réseau de la mer du Nord demanderait à lui seul des investissements de l'ordre de 20 à 30 milliards d'euros d'ici à 2030. Par comparaison, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que le total des investissements dans les réseaux de transport européens d'électricité sera de 187 milliards d'euros d'ici 2030. Le financement du futur réseau européen impliquerait donc des investissements de taille non seulement de la part des autorités gouvernementales des Etats impliqués mais aussi des investisseurs privés et des groupements financiers. La commission européenne a déjà mis à disposition 565 millions d'euros en décembre 2009 pour la première phase du projet, auxquels devraient s'ajouter 165 millions d'euros qui reviendront au réseau de la mer du Nord (North Sea Grid). 


Dans le cadre de ce super-réseau européen, des câbles sous-marins à haute tension établis dans la mer du Nord pourraient relier des parcs éoliens offshore situés au large des côtes allemandes et britanniques avec des centrales hydroélectriques norvégiennes, des installations marémotrices belges et danoises ainsi que des parcs solaires et éoliens implantés sur la terre ferme de différents partenaires européens. Ce réseau international permettrait ainsi de compenser les fluctuations météorologiques dans diverses régions et assurerait un approvisionnement fiable en électricité verte, y compris aux heures de pointe. Il servirait à accroître la sécurité énergétique des pays signataires, tout en aidant à optimiser la production éolienne offshore d'électricité. 

 Du point de vue technologique, l'utilisation de la technologie HVDC (High Voltage Direct Current) est selon l'Association européenne de l'énergie éolienne (EWEA) la plus adaptée pour l'exploitation du réseau offshore. Il existe actuellement 2 principaux types de liaison HVDC : la technologie conventionnelle LCC-HVDC (Line Commutated Converter), largement utilisée dans le monde, et la technologie récente VSC-HVDC (Voltage Source Converter), plus appropriée aux besoins spécifiques en mer, car permettant des liaisons longue distance (jusqu'à 600 km) avec des pertes minimes. Grâce à son faible encombrement, son impact environnemental et ses coûts de construction sont minimisés. Enfin, cette technologie est directement compatible avec les réseaux à terre. Les 2 grands fabricants de la technologie VSC-HVDC sont ABB, leader mondial des technologies de l'énergie et de l'automation, et Siemens.
En Allemagne, le gouvernement souhaite quadrupler (de 7% actuellement à 25%) d'ici 2025 la part d'énergie éolienne dans la production électrique [2], et assurer la moitié de l'approvisionnement électrique d'ici 2030 avec des énergies renouvelables (EnR). Actuellement, d'après l'EWEA, plus de 100 GW de projets en éolien offshore sont en cours, susceptibles de couvrir à l'avenir plus de 10% de l'approvisionnement énergétique européen. Ainsi, le réseau international aiderait l'Union européenne elle-même à atteindre ses objectifs en matière de production d'EnR pour 2020 et 2030 (objectif 2020 : 20% d'électricité de source EnR). Selon l'Agence européenne de l'environnement, les éoliennes pourraient fournir plus de 3.000 TWh d'ici 2030, ce qui représente presque 80% de la consommation électrique européenne estimée. Au-delà du défi technique de la construction d'un réseau européen en mer intégrant les 40 GW d'énergie éolienne offshore attendus d'ici à 2020, et les 150 GW d'énergie éolienne offshore attendus d'ici 2030, les défis principaux demeurent la réglementation et l'autorité de gestion d'un tel réseau, et notamment son intégration dans l'initiative européenne. Un super-réseau européen ne pourra pas voir le jour sans une vision européenne globale, impliquant un véritable engagement de la Commission européenne, du Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d'électricité (REGRT-E, [3]), d'associations telles que l'EWEA, ainsi qu'une forte coopération entre les Etats membres, et un accès au financement. 

http://lenergie-solaire.info

Industrie & Technologies - Observer l'énergie électrique à l'échelle d'une molécule

Des chercheurs canadiens ont trouvé un moyen d’étudier le transport d’électricité à l’échelle d’un seul polymère. Leurs observations ont pour but de comprendre dans quelles conditions ce phénomène est le plus efficace.


Les polymères sont de longues molécules organiques, qui peuvent conduire l’électricité. Des chercheurs canadiens de l’Université McGill sont parvenus à visualiser le transport de l’énergie électrique dans une seule molécule.

Un moyen d’étudier la corrélation entre ce phénomène et la conformation de ces chaines, c'est-à-dire la façon dont elles s’étendent ou se replient.  Pour cela, l’équipe, menée par le professeur Gonzalo Cosa, a eu l’idée de piéger les polymères dans des vésicules, des ''sacs'' de lipides de 200 nanomètres : plus petits qu’une cellule humaine. Ces vésicules immobilisées, leur contenu a pu être observé par microscopie électronique.

http://www.mcgill.com

Le transport de l'énergie électrique : un nouvel enjeu pour le développement du Guangdong

Le 28 décembre 2009 a eu lieu la mise en chantier de la ligne haute tension Yunnan - Guangdong. La technologie HVDC (courant continu haute tension, technologie CCHT en français) rend possible le transport de l'électricité de manière plus efficace sur de très longues distances. Ce projet de liaison électrique HVDC de 1373 km reliant la province du Yunnan à la province du Guangdong (via le Guangxi) est le premier au monde d'une puissance de 5 GW pour une tension de 800 kV. Cette ligne HVDC permettra de réduire les émissions de CO2 de 30 mégatonnes par an.


Ce projet de ligne à haute tension est une réponse à la demande de l'Etat chinois d'exploiter les énergies hydro-électrique/solaire/éolienne de l'ouest du pays, et de les transporter vers les régions côtières les plus développées. Concernant les 5 provinces de la Chine du sud-ouest (Guangdong, Guangxi, Hainan, Yunnan et Guizhou), le Yunnan et le Guizhou sont riches en ressources primaires (90,5% du total), par rapport à 3,5% pour le Guangdong qui représente 67% du total économique mais consomme 1,6 fois plus d'énergie que les 4 provinces voisines réunies.

Avec la première tranche mise en route, seule une puissance de 2,5 GW d'électricité pourra être acheminée dans le Guangdong. Après l'achèvement des travaux prévus en juin 2010, et avec une capacité de 5GW, cela délestera d'autant les centrales thermiques de la région, économisant par la même près de l'équivalent de 17 million tonnes de CO2 par an.

Fin 2008, à l'issue de plus d'une dizaine d'années de développement, on décomptait 8 lignes (bipolaires) en courant alternatif ainsi que 4 en courant continu de 500 kV en Chine méridionale. Ces lignes représentent une capacité totale supérieure à 18 GW, soit 1/3 de la consommation du Guangdong. Le transport de l'électricité de l'ouest à l'est permet d'accroître le taux d'utilisation des ressources renouvelables, diminuant d'autant l'empreinte carbone, et au final de diminuer la pollution environnementale. Les avantages de cette ligne hyper haute tension en courant continu Yunnan - Guangdong sont de doubler la capacité de transport par rapport à une ligne conventionnelle de 500kV, de diminuer de 40% les pertes en ligne et enfin de limiter l'impact environnemental dû au plus faible nombre de câbles.

Ce projet est mené par China Southern Power Grid Company, une entreprise en plein essor depuis 1993, où il n'y avait qu'une seule ligne de transport de capacité 70 kW. Elle possède aujourd'hui 13 lignes HT d'une puissance supérieure ou égale à 500 kW, représentant une capacité totale de 23 GW. Débuté en décembre 2006, le nouveau projet Yunnan - Guangdong à été conçu et fabriqué en interne par China Southern Power Grid et rendu possible grâce à un lourd investissement technique (8 brevets déposés) et en ressources humaines.


http://www.bulletins-electroniques.com

Le graphène pourrait aider à séquencer l’ADN

Portrait du graphène au microscope électronique : la distance entre chaque atome de carbone est de 0,14 nanomètre.

Encore une application pour le graphène : cette fois, c’est en décodeur d’ADN que l’équipe du physicien américain Daniel Branton, associant des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology et de l’Université de Harvard, veut transformer le désormais fameux feuillet de carbone d’un atome d’épaisseur. L’idée est la suivante : utiliser une membrane de graphène (épaisse de deux feuillets, soit moins d’un nanomètre d’épaisseur) pour séparer deux bacs contenant chacun des ions en solution. Lorsque des ions traversent la membrane par un trou de quelques nanomètres de diamètre, un signal électrique continu est mesuré. L’idée des chercheurs est d’introduire des molécules d’ADN dans un des bacs. Attirées dans le trou, les longs rubans y pénètrent alors comme un fil par le chas d’une aiguille. Chaque base composant le code génétique étant d’une taille légèrement différente, son passage dans le trou modifie le flux d’ions traversant, et du coup le signal électrique. Dont la variation permet alors d’identifier les composants de la chaîne, base par base… Vertigineux ! Evidemment, il s’agit encore d’un « décodeur » expérimental, encore très loin d’un dispositif industriel. Mais les chercheurs espèrent bien parvenir à en tirer un appareil à la fois plus rapide et moins coûteux que les décodeurs actuels.
http://nouvellestechnos.science-et-vie.com

precis-chimie

 


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