Une future usine de 10 M$ produira du béton comprenant du verre

Une technologie développée par l’équipe d’Arezki Tagnit-Hamou, titulaire de la Chaire SAQ sur la valorisation du verre dans les matériaux de la Faculté de génie, sera utilisée par Tricentris, un organisme à but non lucratif qui exploite trois centres de tri. Une licence portant sur le transfert de cette innovation a été paraphée à Terrebonne entre la Société de valorisation et de commercialisation de l’Université de Sherbrooke (SOCPRA) et le centre de tri Tricentris. À cet égard, une usine sera construite à Lachute pour y fabriquer de la poudre de verre qui sera incorporée au béton. Ce projet est évalué à 10 M$ et génèrera 25 emplois.


«La commercialisation de cette innovation donnera une nouvelle vie utile au verre recyclé et un débouché additionnel aux centres de tri récupérant cette matière», explique Frédéric Potvin, directeur général de Tricentris. Il ajoute : «Le verre pourra dorénavant être utilisé comme ajout cimentaire dans les matériaux de construction.»

Il s’agit d’une mesure qui consolidera la filière de la récupération au Québec, tout en améliorant la qualité du béton de construction. D’après le directeur général, cette poudre 100 % québécoise intéressera les cimentiers, les bétonniers et les producteurs de produits préfabriqués.

L’usine traitera 10 tonnes de verre à l’heure, ce qui permettra d’épargner 87 000 tonnes de gaz à effet de serre annuellement. L’enfouissement du verre coûte environ 55 $ la tonne puisqu’il est très difficile à récupérer en raison de ses propriétés abrasives qui usent les équipements.
La Société des alcools du Québec (SAQ) finance depuis 2004 la chaire de recherche pilotée par le professeur Tagnit-Hamou à une hauteur de un million de dollars et a renouvelé récemment son partenariat avec l’Université de Sherbrooke en injectant un autre million de dollars. La SAQ vend annuellement 180 millions de bouteilles, ce qui représente 28 % des contenants et emballages de verre vendus au Québec (source : journal La Tribune). Ses investissements dans cette chaire de recherche visent entre autres à réduire son empreinte écologique puisqu’il est difficile de récupérer le verre.

«Le verre présente des propriétés intéressantes comme la durabilité et la résistance, et notre objectif est de trouver une valeur ajoutée au verre en développant de nouveaux matériaux cimentaires écologiques», précise le professeur Tagnit-Hamou.

http://www.numerama.com

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