Equation de Fisher: quand la génétique donne des idées à la chimie

Ronald Aylmer Fisher, un mathématicien et biologiste anglais considéré par le célèbre scientifique Richard Dawkins comme le plus grand des successeurs de Darwin, a proposé en 1930 une équation dans le domaine de la génétique des populations qui montre que l'adaptation moyenne d'une population donnée à son environnement, via le jeux de la sélection naturelle, est d'autant plus rapide que la variance de ses allèles est élevée, c'est-à-dire que les formes alternatives de ses gènes sont nombreuses en son sein. Autrement dit, une population diverse du point de vu de ses gènes sera bien armée pour évoluer suffisamment vite face aux changements d'environnement et ainsi survivre. Cette équation dite de Fisher ou de Fisher-Kolgomorov exprime une relation mathématique suffisamment générale pour être appliquée à d'autres domaines que la génétique.


Le chercheur américain John Ross de l'université de Stanford suggéra par exemple en 2005 une application à la cinétique chimique, c'est-à-dire au calcul de la vitesse des réactions chimiques. Cinq ans plus tard, le travail est accompli: John Ross et quatre collègues espagnols de l'institut de recherche marine (IIM) du CSIC à Vigo et du département de Biochimie et Biologie Moléculaire de l'université Complutense de Madrid ont démontré une telle transposabilité dans une publication parue dans la revue PNAS. Pour eux, l'accord expérience/modélisation est tel qu'un mauvais accord entre un résultat et la prévision qu'en donne l'équation de Fisher généralisée peut être le signe de mesures trop imprécises.
Source: BE Espagne numéro 96 (26/07/2010) - 
Ambassade de France en Espagne / ADIT - 

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